Bon usage des traitements anticoagulants oraux

1,4 millions de personnes avaient reçu un traitement anticoagulant oral en France en 2013 selon l’HAS. Malgré leur bénéfice avéré, ces traitements sont aussi les premiers pourvoyeurs d’accidents iatrogéniques et à l’origine de plus de 5000 évènements létaux par an. Leur marge thérapeutique est étroite et engendre une iatrogénie majeure, ce qui en fait un enjeu prioritaire de santé publique. Pendant plusieurs décennies, les anti-vitamines K (AVK) étaient la seule classe médicamenteuse anticoagulante orale disponible sur le marché permettant une connaissance relativement claire de ses indications et son utilisation.

Cependant à partir de 2008, l’arrivée d’une nouvelle classe hétérogène d’anticoagulants directs oraux (AOD) d’utilisation théoriquement plus simple bouleverse les pratiques en complexifiant les schémas thérapeutiques. En 2018 l’HAS, dans une fiche de Bon Usage du Médicament (BUM), valide désormais la prescription de 1ère intention pour les ADO au même rang que les AVK et propose de faire un choix en fonction des facteurs de risque hémorragiques. Mais L’HAS alerte dans le même temps de nombreux usages hors recommandations. La multiplication des intervenants peut être une cause complémentaire d’accidents. La collaboration fluide entre les différents professionnels de santé est, plus que jamais, primordiale pour faire barrière à ces erreurs et mésusages afin d’assurer une prescription claire, adaptée et appropriée à chaque patient dans sa globalité. Une implication complète du patient semble un atout majeur dans cette chaine de protection. Le bon usage des médicaments anticoagulants oraux est l’affaire de tous et représente donc un enjeu de santé publique majeur, définit comme un thème majeur du programme de Stratégie Nationale de Santé (2018 -2022).

Formateur: Dr Pradier Julie
Formations médicales: Médecins

Médecins

Le professionnel de santé face à une situation sanitaire exceptionnelle

Le professionnel de santé face à une situation sanitaire exceptionnelle

La violence à l’encontre des femmes, qu’elle que soit sa nature, est ungrand problème de santé publique et une violation majeure des droits dela femme. L’impact sur la morbi-mortalité est considérable et les conséquences sontnombreuses. Il s’agit en effet, d’un problème mondial de santé publique,d’ampleur épidémique, qui appelle une prise en charge globale etpluridisciplinaire. Connaître la réalité des violences faites aux femmes est essentiel pourmieux lutter contre celles-ci même s’il faut avant tout replacer la femmedans le temps et les sociétés. L’objectif principal de cette formation est de maîtriser les différentesformes de violence faites aux femmes afin d’être en mesure de mieux lesrepérer et de mettre en place le cadre règlementaire, les dispositifs, lesacteurs associatifs et institutionnels à mobiliser pour agir au mieux faceaux situations de violences identifiées. Plusieurs types de violencespeuvent être identifiés : violence psychologique dans le couple,harcèlement moral au travail, violences conjugales, violences sexuelles(abus, viols, trafic de femmes, mutilations génitales), violenceséconomiques. Il existe des répercussions directes de la maltraitance faitesaux femmes : les enfants sont les premières victimes collatérales. Il estimportant de pouvoir repérer là encore les traumatismes, mêmesilencieux, chez ces enfants de tout âge, et les moyens de soutiens etd’accompagnement pouvant être mis en place. Lutter contre les violences faites aux femmes s’articule autour du principede bientraitance (CCNE et HAS). Ce principe est au centre d’un processusde coopération interinstitutionnelles, afin de favoriser une approchepluridisciplinaire, tel que le 5ème plan de lutte contre toutes les violencesfaites aux femmes (2017-2019.Incarner le respect de la personne dans les pratiques professionnelles duquotidien en apprenant à repérer les situations de violence permet desavoir réagir face à une situation violente, quel que soit sa nature.

Liberté de conception contraception, perception et prise en charge de la grossesse, de l’accouchement et du post-partum, interruption volontaire de grossesse.

Liberté de conception contraception, perception et prise en charge de la grossesse, de l’accouchement et du post-partum, interruption volontaire de grossesse.

L’endométriose, définie par la présence de tissu endométrial en dehors de la cavité utérine, est une pathologie chronique, fréquente, et complexe, qui affecte près d’une femme sur 10. Les manifestations cliniques sont variées (douleurs pelviennes chroniques, dysménorrhées, dyspareunie profonde, symptomatologie urinaire, symptomatologie digestive) et rendent le diagnostic souvent difficile, tardif, avec un retard de prise en charge majeur. Aucun symptôme n’est malheureusement pathognomonique d’endométriose et l’examen clinique est souvent normal ou pauvre.

Prise en charge des problématiques de santé de la femme : l'Endométriose

Prise en charge des problématiques de santé de la femme : l'Endométriose

L’endométriose, définie par la présence de tissu endométrial en dehors de la cavité utérine, est une pathologie chronique, fréquente, et complexe, qui affecte près d’une femme sur 10. Les manifestations cliniques sont variées (douleurs pelviennes chroniques, dysménorrhées, dyspareunie profonde, symptomatologie urinaire, symptomatologie digestive) et rendent le diagnostic souvent difficile, tardif, avec un retard de prise en charge majeur. Aucun symptôme n’est malheureusement pathognomonique d’endométriose et l’examen clinique est souvent normal ou pauvre.

Révolution numérique et santé : quelles applications pour la médecine de demain ?

Révolution numérique et santé : quelles applications pour la médecine de demain ?

Le secteur de la santé n’échappe pas à la révolution, qui amène son lot de promesses, d’interrogations, et de craintes. Si des connaissances poussées en la matière ne sont nécessaires qu’aux spécialistes du domaine, il semble indispensable que les professionnels de santé maitrisent les notions de base liées aux algorithmes et au traitement des données de santé. En effet, l’utilisation de ces technologies dans la prise en charge des patients sera grandissante dans les années à venir, et risque de modifier profondément nos pratiques. Ce changement de paradigme nécessite donc un certain nombre de connaissances, afin de conserver un regard éclairé sur toutes ces nouvelles technologies.

La dermatologie pédiatrique en médecine générale : démarche diagnostique

La dermatologie pédiatrique en médecine générale : démarche diagnostique

La dermatologie est une spécialité transversale, la pédiatrie est une spécialité à part entière et il est important de ne pas considérer l’enfant comme un « mini adulte ».

Prise en charge globale du patient ayant un trouble de l’usage d’une substance ou d’un comportement

Prise en charge globale du patient ayant un trouble de l’usage d’une substance ou d’un comportement

L’addiction se définit par la perte du contrôle d’un comportement de façon répétée et la poursuite de ce comportement en dépit de la connaissance de ses conséquences négatives. Chaque année, l’alcool tue en France 41 000 personnes, il reste la deuxième cause de mortalité évitable après le tabac qui en tue 75 000. Le cannabis est la substance illicite la plus consommée en France (42% des Français déclarent l’avoir déjà expérimentée). Elle est la première substance illicite consommée par les adolescents : 1/10 déclare en avoir déjà consommé. Cette jeune population pratique aussi les jeux d’argent et de hasard : 4/10 sont concernés par ce comportement à risque. Les conduites addictives, qu’elles soient dues à des produits ou à des comportements ont un important impact sanitaire et social. La consommation de substance psychoactives est responsable de 100 000 décès évitables en France dont 40 000 cancers ce qui constitue un enjeu de santé publique majeur. Outre la consommation d’héroïne, la France voit une augmentation des hospitalisations mais aussi des décès en lien avec la consommation d’antalgiques opioïdes. Les opioïdes constituent la première cause de décès par overdose en France. La prise en charge de ces patients aux comportements addictifs doit être globale.

Repérage de la maltraitance et de la violence, conduite à tenir : violences faites aux femmes

Repérage de la maltraitance et de la violence, conduite à tenir : violences faites aux femmes

La violence à l’encontre des femmes, qu’elle que soit sa nature, est ungrand problème de santé publique et une violation majeure des droits dela femme. L’impact sur la morbi-mortalité est considérable et les conséquences sontnombreuses. Il s’agit en effet, d’un problème mondial de santé publique,d’ampleur épidémique, qui appelle une prise en charge globale etpluridisciplinaire. Connaître la réalité des violences faites aux femmes est essentiel pourmieux lutter contre celles-ci même s’il faut avant tout replacer la femmedans le temps et les sociétés. L’objectif principal de cette formation est de maîtriser les différentesformes de violence faites aux femmes afin d’être en mesure de mieux lesrepérer et de mettre en place le cadre règlementaire, les dispositifs, lesacteurs associatifs et institutionnels à mobiliser pour agir au mieux faceaux situations de violences identifiées. Plusieurs types de violencespeuvent être identifiés : violence psychologique dans le couple,harcèlement moral au travail, violences conjugales, violences sexuelles(abus, viols, trafic de femmes, mutilations génitales), violenceséconomiques. Il existe des répercussions directes de la maltraitance faitesaux femmes : les enfants sont les premières victimes collatérales. Il estimportant de pouvoir repérer là encore les traumatismes, mêmesilencieux, chez ces enfants de tout âge, et les moyens de soutiens etd’accompagnement pouvant être mis en place. Lutter contre les violences faites aux femmes s’articule autour du principede bientraitance (CCNE et HAS). Ce principe est au centre d’un processusde coopération interinstitutionnelles, afin de favoriser une approchepluridisciplinaire, tel que le 5ème plan de lutte contre toutes les violencesfaites aux femmes (2017-2019.Incarner le respect de la personne dans les pratiques professionnelles duquotidien en apprenant à repérer les situations de violence permet desavoir réagir face à une situation violente, quel que soit sa nature.

Prise en charge des troubles anxieux et dépressifs

Prise en charge des troubles anxieux et dépressifs

La prise en charge des troubles anxiodépressif en pratique de routine incombe largement au médecin généraliste, avec souvent peu de formation spécifique de ces professionnels concernant les principes de prise en charge, que ce soit sur le plan médicamenteux mais surtout psychothérapeutique. Cette formation a pour but de présenter les principes des troubles anxiodépressifs, tels que les recommandations actuelles le préconisent, en présentant les plans de soins pour chaque trouble, avec certains outils pertinents d’évaluation et de psychothérapie ayant pour objectif la rémission symptomatique.

Prise en charge de l'hypertension artérielle

Prise en charge de l'hypertension artérielle

L’hypertension artérielle (l’HTA) est la plus fréquente des maladies chroniques affectant 1 sujet sur 3 à partir de 18 ans et 2 sujets sur 3 après 50 ans. Elle reste méconnue pour la moitié des hypertendus et sa prise en charge est insuffisante puisque seulement 1 hypertendu sur 4 est équilibré par son traitement. Les sociétés européennes de cardiologie et d’hypertension ont donc émis de nouvelles recommandations pour la prise en charge de l’hypertension et ont élaboré une nouvelle stratégie thérapeutique Ces recommandations devraient particulièrement intéresser les médecins généralistes à l’origine de 94% des consultations ayant pour motif l’HTA.