Hépatite A en France : 1 779 cas en 2025, les réflexes à connaître

3/11/2026
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Mains d’un professionnel de santé lavées au savon sous l’eau courante dans un centre de soins, geste de prévention de l’hépatite A.

Le 2 novembre 2026, Santé publique France a publié son bilan de l’hépatite A en France pour l’année 2025 : 1 779 cas diagnostiqués, avec plusieurs épisodes de transmission locale. Ces chiffres ne décrivent cependant pas une épidémie en cours en novembre 2026. Ils rappellent en revanche l’importance, pour les professionnels de santé, de reconnaître une infection possible, de signaler rapidement un cas confirmé et de proposer une prévention adaptée aux personnes exposées.

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Sommaire

  • Ce que montre le bilan national 2025
  • Les expositions et les situations à repérer
  • Le diagnostic et le signalement à l’ARS
  • Les mesures de prévention et la vaccination ciblée
  • Questions fréquentes
  • Sources
  • À retenir

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Hépatite A en France : que montre le bilan 2025 ?

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1 779 cas diagnostiqués, un niveau inhabituellement élevé

Selon le bilan publié par Santé publique France, 1 779 cas d’hépatite aiguë A ont été diagnostiqués et signalés en 2025, soit un taux de notification de 2,6 pour 100 000 habitants. Ce taux était de 1,5 en 2024, ce qui correspond à une hausse de 76 %. Hors épidémie de 2017, il s’agit du plus grand nombre de cas enregistré depuis le début de la surveillance par signalement obligatoire en 2006.

Point de lecture : le bulletin est daté du 2 novembre 2026, mais les 1 779 cas concernent l’année 2025. Il ne permet pas, à lui seul, de décrire la circulation du virus en 2026.

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Loire-Atlantique, Rhône et Mayotte : des situations différentes

Le bulletin détaille une épidémie de 227 cas en Loire-Atlantique, principalement dans la métropole nantaise. Elle a d’abord touché des populations vivant dans des conditions sanitaires précaires, avant une diffusion dans la population générale. Dans le Rhône, 93 cas ont été observés entre juillet et septembre 2025, au sein d’un total départemental de 147 cas sur l’année. À Mayotte, 123 cas ont été signalés en 2025, dans un contexte de difficultés d’accès à l’eau aggravées après des événements climatiques.

Ces épisodes ne doivent pas être confondus avec une hausse uniforme sur tout le territoire. Ils montrent surtout que la prévention doit s’adapter aux lieux de vie, à l’accès à l’eau, aux contacts autour des cas et aux expositions des patients.

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Quelles expositions rechercher devant une hépatite A possible ?

Le virus de l’hépatite A se transmet principalement par voie féco-orale : contact direct avec une personne infectée, notamment dans l’entourage familial ou une collectivité, ou exposition indirecte à de l’eau ou à des aliments contaminés. Son incubation, généralement de deux à six semaines selon Santé publique France, peut compliquer l’identification de la source.

Dans les cas signalés en 2025, un séjour à l’étranger était rapporté pour 45 % des patients et un contact avec un cas de l’entourage pour 27 %. Ces antécédents aident à orienter l’interrogatoire, mais un séjour à l’étranger ne prouve pas que la contamination y a eu lieu. De même, la déclaration d’une consommation de fruits de mer ne démontre pas, à elle seule, une transmission alimentaire.

Un autre repère évite les confusions : contrairement aux hépatites B et Delta, l’hépatite A ne devient pas chronique et n’a pas les mêmes modes de transmission. Pour approfondir les enjeux propres au VHB et au VHD, consultez notre article sur le dépistage des hépatites B et Delta en France.

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En pratique : confirmer le diagnostic et signaler sans délai

Chez l’adulte, une hépatite A peut associer fatigue, troubles digestifs et ictère ; chez le jeune enfant, l’infection est souvent peu ou pas symptomatique. Le diagnostic repose sur la recherche d’IgM anti-VHA dans le sérum, rappelle Vaccination Info Service, dans son espace professionnel.

Une fois le cas confirmé, le signalement n’est pas une formalité à différer : le bulletin de Santé publique France indique que les cas d’hépatite aiguë A doivent être signalés sans délai à l’agence régionale de santé (ARS). Les médecins et les biologistes sont concernés par cette déclaration obligatoire. Elle permet de rechercher des cas liés et d’organiser, si nécessaire, les mesures autour du patient et de ses contacts.

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Prévention de l’hépatite A : hygiène et vaccination ciblée

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Renforcer les mesures d’hygiène autour du cas

Le lavage fréquent des mains à l’eau et au savon reste un message central, en particulier après les toilettes et avant la préparation des repas. Dans un foyer ou une collectivité, l’information de l’entourage, l’accès à l’eau propre et l’évaluation des conditions sanitaires complètent cette prévention. Les actions menées en Loire-Atlantique en 2025 ont ainsi associé accès à l’eau, mesures d’hygiène et vaccination.

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Vérifier l’indication vaccinale, sans généraliser à tous les patients

La vaccination contre l’hépatite A est recommandée pour certains publics définis par les recommandations en vigueur : notamment les personnes présentant une maladie chronique du foie, les hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes, certains enfants exposés par des séjours familiaux en zone de forte endémie et les voyageurs vers des régions où l’hygiène est précaire. Vaccination Info Service précise également les situations particulières autour d’un cas.

Pour certains contacts proches non vaccinés, la vaccination peut être recommandée le plus tôt possible, dans les quatorze jours suivant l’apparition des signes du cas index, après vérification des critères applicables. En cas de cas groupés, l’évaluation relève aussi de l’ARS : la vaccination ne remplace ni l’enquête ni les mesures d’hygiène.

Pour les infirmiers souhaitant actualiser leur pratique vaccinale, la formation EREVO Promotion de la vaccination traite des recommandations, des populations ciblées et de l’entretien avec les patients. Sa page indique une prise en charge DPC et une indemnisation de 266 €, sous réserve d’éligibilité, d’agrément et de droits disponibles. La formation Prescription de la vaccination aborde notamment le calendrier, les populations à risque et la traçabilité ; sa page mentionne une prise en charge FIF PL sous conditions. Pour la consignation des actes, notre article sur le carnet de vaccination électronique apporte des repères complémentaires.

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Questions fréquentes

Le bilan de 1 779 cas signifie-t-il qu’une épidémie nationale sévit en 2026 ?

Non. Le chiffre publié en novembre 2026 correspond aux diagnostics de 2025. Le bulletin décrit une hausse nationale du taux de notification cette année-là et plusieurs épisodes locaux ; il ne constitue pas une estimation de la situation actuelle en 2026.

Faut-il vacciner tous les professionnels de santé contre l’hépatite A ?

Non, pas du seul fait de leur profession. Vaccination Info Service ne prévoit pas de recommandation spécifique pour l’ensemble des personnels de santé, y compris en laboratoire. Une indication peut toutefois exister à titre individuel ou en raison d’une autre exposition : il faut se référer aux recommandations applicables à la situation.

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Sources

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À retenir

  • Les 1 779 cas publiés le 2 novembre 2026 sont des cas diagnostiqués en 2025, pas un décompte de l’année 2026.
  • Un cas confirmé par les IgM anti-VHA doit être signalé sans délai à l’ARS par le médecin ou le biologiste.
  • La prévention associe hygiène des mains, recherche des contacts et vaccination ciblée selon les recommandations.

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Jeune homme souriant avec une chemise bleue assis près d'une plante en intérieur.